
Vingt ans se sont écoulés depuis la guerre nucléaire qui a presque anéanti l’humanité. La surface de la Terre est irradiée et inhabitable. Les rares survivants se sont réfugiés dans des bunkers, dont le plus grand est le métro de Moscou. C’est là que des dizaines de milliers de rescapés tentent de reconstruire une civilisation — jusqu’à ce qu’une nouvelle menace terrifiante surgisse.
« Metro 2033 » a été publié pour la première fois en ligne en 2002, sous la forme d’un projet interactif gratuit. Depuis, le roman a été traduit en 41 langues, avec des ventes mondiales dépassant les 4 millions d’exemplaires. Il a inspiré la série culte de jeux vidéo Metro. Une adaptation cinématographique est également en préparation.

Un traducteur taciturne, vivant en reclus dans sa bulle et se méfiant des technologies modernes, reçoit une commande qui va bouleverser sa vie : traduire de l’espagnol les pages d’un vieux journal. Ce journal appartenait à un conquistador castillan parti, cinq cents ans plus tôt, à la conquête des terres mayas du Nouveau Monde. L’expédition poursuivait un objectif étrange : rassembler et détruire tous les manuscrits de cette civilisation ancienne, afin que les connaissances qu’ils contenaient ne tombent jamais entre les mains de ses contemporains.
Inspiré par le réalisme magique latino-américain, « Sumerki » a reçu le prix du Meilleur roman européen au festival littéraire Les Utopiales, en France. Le roman a été traduit dans une vingtaine de langues.

Poursuivant le récit de la survie dans les catacombes du métro moscovite après la Troisième Guerre mondiale, « Métro 2034 » raconte l’histoire d’autres héros engagés dans cette lutte désespérée. L’humanité est retournée vivre dans les cavernes, sans espoir pour demain ; sa seule source de force et de lumière réside dans les souvenirs d’hier, dans la grandeur perdue de la civilisation. Le principal défi : préserver son humanité… et ne pas sombrer dans la barbarie.

Un recueil de nouvelles satiriques décrivant la vie en Russie et le quotidien politique du pays : le fossé entre la Russie fantasmée et la Russie réelle, les relations entre le pouvoir et le peuple, entre la vérité brute et le mensonge d’État. C’est le premier ouvrage dans lequel Dmitri Gloukhovski s’aventure sur le terrain d’une prose politisée et profondément sociale.
À travers des anecdotes absurdes mettant en scène policiers, conducteurs de tracteurs, travailleurs immigrés, politologues, prostituées, présidents et premiers ministres, « Nouvelles de la mère patrie » compose un puzzle grotesque de la Russie telle qu’elle fut durant les deux premières décennies du XXIe siècle, alors que la dictature poutinienne n’en était encore qu’à ses balbutiements maladroits.

Un avenir lointain : la mort a été vaincue. Grâce au génie génétique, l’humanité a appris à arrêter le vieillissement. Le monde est peuplé d’êtres éternellement jeunes, en bonne santé et insouciants… mais il est surpeuplé. La Terre est recouverte d’immenses gratte-ciel qui ont enseveli dans leurs sous-sols les anciennes villes européennes et américaines, avec tous leurs monuments. L’économie et l’écologie fonctionnent à la limite. Il n’y a plus de place pour de nouvelles vies ; c’est pourquoi un choix s’impose à chacun : vivre éternellement ou avoir un enfant. Les couples désirant avoir des enfants doivent renoncer à la jeunesse éternelle. Ceux qui osent enfreindre cette loi risquent de perdre à la fois leurs enfants et leur immortalité. L’application de cette loi est assurée par les Impérissables, des agents impitoyables, dénués de toute émotion humaine. L’un d’eux, Yan, connu de ses camarades sous le numéro 717, reçoit une mission qui, bien qu’elle paraisse ordinaire, bouleversera toute sa vie.

Le héros du premier roman de la trilogie « Métro », Artyom, revient pour tenter une dernière fois de libérer les hommes des souterrains du métro moscovite. Seul à croire encore en la possibilité pour l’humanité de remonter un jour à la surface et de redevenir maîtresse de la Terre, Artyom entreprend de nouveau son périple à travers les stations, cités et États du métro, afin de découvrir une vérité incroyable — et dérangeante — qu’il devra révéler aux autres.
Dix ans après la sortie du premier tome, « Métro 2035 » vient clore la saga de la survie de l’humanité après la guerre nucléaire, ainsi que celle du combat de l’homme pour mériter encore le nom d’« être humain ».

Un policier corrompu glisse de la drogue dans les affaires d’Ilia Goriounov, un étudiant — un scénario parmi tant d’autres dans la réalité russe. Issu d’une famille modeste, Ilia ne peut ni se défendre ni acheter sa liberté : il est condamné à sept longues années de prison. À sa sortie, il se venge. En mettant la main sur le téléphone du policier qui l’a envoyé derrière les barreaux, il se glisse temporairement dans sa peau et, en prenant possession de sa vie à travers cet appareil, tente désespérément de retrouver la sienne.
Roman ultra-réaliste à forte charge sociale, « Texte » a suscité une vive attention dès sa parution. Dans une Russie où « l’homme ordinaire » est privé de droits et où ceux qui « servent le système » restent impunis, les thèmes de l’injustice, de l’arbitraire policier et de la structure de caste de la société sont rarement abordés en littérature. « Texte » a d’abord été adapté au théâtre, puis porté à l’écran.

Après une guerre civile sanglante et des conflits fratricides, la Russie s’est désintégrée et a sombré dans un temps hors du temps. Les terres regroupées autour de l’ancienne capitale portent à nouveau le nom de Moscovie et sont dirigées par un nouveau tsar-empereur. La frontière orientale de l’empire suit le cours d’un fleuve empoisonné — la Volga — où se dresse un poste de garde. La vie au Poste est tranquille, monotone : le fleuve toxique sépare l’Empire des terres oubliées plus efficacement que n’importe quel mur. Ce qu’il y a de l’autre côté, nul ne le sait — et nul ne s’en soucie. Jusqu’au jour où, depuis cette rive invisible, surgit un mal ancien…
Publié un an avant l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, « L’Avant-Poste » explore l’héritage impérial de la Russie et la langue de haine grâce à laquelle le pouvoir a rendu possible une guerre que l’on croyait impensable.

En parallèle de ses romans dystopiques, Dmitri Gloukhovski observe et analyse depuis quinze ans les événements majeurs qui secouent la Russie, à travers ses articles publiés dans la presse internationale — notamment Novaïa Gazeta, Libération, Die Zeit et The Guardian. Aujourd’hui, il tisse ces textes en un récit cohérent, enrichi de commentaires contemporains.
Il en résulte un témoignage fort et structuré sur la manière dont la jeune Russie, autrefois chaotique mais libre, s’est muée en un pseudo-empire suffocant, gouverné par une gérontocratie fondée sur l’archaïsme, la répression et le ressentiment. « Journal sous dictature » est à la fois la chronique de la catastrophe qui frappe la Russie… et le portrait d’un pays en train de sombrer.
Le livre « Journal sous dictature » a été publié en exil : sa critique directe de Vladimir Poutine et de son régime en rend la parution impossible dans la Russie d’aujourd’hui. Il a été traduit, sous différents titres, en français, allemand, polonais, hongrois et dans plusieurs autres langues.